22 septembre 2006

 

Communiqué de presse du président de la FEVE

 

 

Le Conseil général de la Vendée a voté ce matin la révision du plan départemental d'élimination des déchets ménagers de la Vendée.

 

Cela appelle deux remarques majeures.

 

1- Le Conseil général de la Vendée se targue, à grand renfort publicitaire, d'avoir éliminé  la perspective de l'incinérateur en Vendée, incinérateur qu'il avait d'ailleurs lui même validé en 2001. Si l'incinérateur d'ordures ménagères a effectivement été écarté, deux projets d'incinérateurs de farines viennent successivement d'être autorisés par la Préfecture de la Vendée, à Challans et Benet . Pensant avoir fait un pas en avant, les vendéens ont en réalité reculé de deux pas. Et le moindre que l'on puisse dire est que Philippe De Villiers et son Conseil général n'ont pas multiplié les déclarations et démarches pour empêcher la construction de ces incinérateurs, le projet étant même soutenu avec beaucoup de ferveur à Challans par le conseiller général Louis DUCEPT qui vient de signer le permis de construire de cette usine. Les propos tenus dans la presse de ce jour par le député Joël SARLOT, pour louables qu'ils puissent être, arrivent pour ainsi dire après la bataille.et alors que toutes les autorisations administratives ont été données. La FEVE invite donc le Conseil général à se mobiliser et à reprendre l'offensive en votant sans délai une résolution appelant le Préfet de la Vendée à abroger les autorisations données pour chacun des projets d'incinérateurs de Benet et de Challans, compte tenu des risques fort bien exprimés par le député-vétérinaire Joël SARLOT et de la nécessité impérieuse de protéger l'environnement et la population vendéenne.

 

2- Le plan d'élimination des déchets approuvé ce matin valide également le très controversé projet de construction d'usines de TRI MECANO BIOLOGIQUE, dit TMB mais qui pourrait tout aussi bien s'appelé TMP comme TRI MECANO POLLUANT. Le Conseil général commet là une grave erreur d'appréciation aux conséquences lourdes pour l'environnement. La FEVE attend toujours que le Conseil général administre la preuve de l'innocuité de ces usines et produise des études impartiales et indépendantes justifiant de son absence d'impact sur la santé humaine. Diluer la pollution chimique dans des déchets verts qui seront ensuite répandus sur des terres agricoles relève de l'inconscience et d'un exercice particulièrement dangereux  que ses promoteurs risquent de regretter à très courts termes... D'autant que la Vendée s'engage dans ce projet à l'aveuglette et que les usines projetées sont des prototypes. La Feve n'en restera pas là et fera tout pour que ces usines dangereuses ne voient jamais le jour.

 

Il serait si simple de construire 283 plateformes de compostage collectif au lieu de s'engoncer dans des projets néfastes au coût pharaonique. et déresponsabilisant le tri citoyen à la source majoritairement soutenu par les vendéens !