PLAN DEPARTEMENTAL D'ELIMINATION DES DECHETS

 

La Feve répond à Monsieur GERZEAU

 

La FEVE regrette le ton inutilement agressif et polémique de Monsieur Simon GERZEAU, Président de la Commission de révision du plan d'élimination des déchets de la Vendée, lors de sa dernière intervention dans la presse.

Cette attitude est bien évidemment contraire à la sérénité revendiquée par Monsieur GERZEAU qui se comporte en la matière un peu à la manière d'un pompier-pyromane. Président d'une Commission avant tout consultative ayant pour objectif de travailler «  dans la concertation, la transparence et le dialogue », Monsieur GERZEAU semble ne pas supporter que des observations contradictoires soient opposées aux propositions de traitement des déchets envisagées par les ingénieurs-conseils du Cabinet MERLIN. Monsieur GERZEAU n'a pourtant pas à quitter la retenue et l'impartialité que lui imposent ses fonctions, ni à chercher à cacher les « incohérences » des projets de ce cabinet d'ingénieurs envers qui la logique voudrait que soit adopté un minimum de distance et de sens critique.

 

Quoiqu'il en soit, les chiffres et évaluations financières soumis aux élus par le Cabinet MERLIN ne sont pas de nature à retranscrire l'entière vérité des projets envisagés. L'impact polluant des trieuses d'ordures grises sur les méga-décharges est notablement caché. Le plan de la FEVE est quant à lui manifestement surévalué. Ainsi, s'agissant des composteurs individuels, pour une distribution et un nombre totalement identiques, le prix est 4,2 millions d'euros plus cher pour le scénario numéro 5 attribué à la FEVE. Le coût de fonctionnement des plates-formes de compostage collectif est évalué à 1037 euros la tonne alors que de nombreux exemples, notamment à Saint-Philbert-de-Bouaine en Vendée, montrent que le coût de revient de ces stations est d'environ 80 euros la tonne traitée. Quant aux scénarios avec incinérateurs, leur coût a nettement été sous-évalué, le rendement énergétique de ces usines n'étant pas de 35 % comme le prétend le Cabinet MERLIN mais de 19 % maxi comme le reconnaît officiellement EDF.

Le sérieux revendiqué par l'étude MERLIN est manifestement pris en défaut. Cela au détriment des seuls contribuables vendéens qui s'acquitteront au final de la facture. Dans l'intérêt du département, la FEVE invite Monsieur GERZEAU à retrouver son sang froid et à reprendre le dialogue avec tous les acteurs du dossier en donnant des explications tangibles sur les nombreuses « incohérences » trouvées dans le travail du Cabinet MERLIN. Il serait en effet bien triste de devoir attribuer de telles erreurs à « l'expert mondialement reconnu » dont se prévaut Monsieur GERZEAU.  

 

La FEVE reste ouverte à la discussion avec le Conseil général pour que les solutions qu'elle propose, « moins polluantes », « moins chères » et « plus citoyennes » soient entendues et comprises par les élus de la Vendée.

Communiqué du 17/01/2005
Envoyé à Ouest-France partielement publié le 18/01/2005