Communiqué du 7 février 2005

La Feve réagit aux propos de Philippe de VILLIERS
lors de la réunion du Conseil Général du 4 février 2005

 

La FEVE prend acte de la décision personnelle de Philippe de VILLIERS de ne plus soutenir le projet d'incinérateur vendéen impulsé par le syndicat TRIVALIS à l'Automne 2003. Philippe de VILLIERS se range enfin clairement derrière les positions défendues par la FEVE , reconnaissant, comme 95 % des vendéens (1), la gravité des dangers générés par l'incinération des ordures, sujet récurrent dans de nombreux départements de France.

 

La FEVE invite cependant Philippe de VILLIERS à plus de cohérence dans ses commentaires sur le projet d'incinérateur de COULON dans les Deux-Sèvres. Le scénario numéro 4, aujourd'hui soutenu par le Conseil Général de la Vendée , n'écarte toujours pas l'incinération de la fraction combustible dégagée par les usines de tri industriel dont l'implantation est projetée en Vendée. Cette fraction pourrait parfaitement être brûlée à COULON (79), à LA SEGUINIERE (49), ou un jour à CHALLANS (85). Des engagements clairs, précis et définitifs doivent ici être pris par Philippe de VILLIERS.

 

Sur le dossier des déchets, le Président du Conseil Général de la Vendée doit résister à la tentation de la récupération politique. Lors de la consultation menée le 28 août 2000 par le Préfet de la Vendée , le Conseil Général présidé par Philippe de VILLIERS avait à l'époque donné son plein aval au projet d'incinérateur Vendéen tel qu'envisagé à GROSBREUIL. Face à l'opposition résolue de cette commune et d'une grande partie de la population, Philippe de VILLIERS a été contraint de désavouer et de stopper TRIVALIS en décembre 2003. Il est par la suite totalement resté silencieux sur le sujet, laissant à d'autres le soin d'expliquer à la population la réalité et le caractère néfaste de la politique d'incinération . La victoire contre l'incinérateur sera donc celle des seuls vendéens et de la Vendée toute entière et non le résultat d'une action personnelle ou politique.

 

S'agissant du scénario numéro 4 soutenu désormais par Monsieur de VILLIERS, le Conseil Général doit entreprendre un important travail d'information du public. Le Conseil Général passe actuellement plus de temps à dénigrer le plan de la FEVE qu'à expliquer son propre scénario, signe que les options de la FEVE sont bien difficiles à écarter. Le Conseil Général doit notamment expliquer comment il veut mobiliser les citoyens à la réduction des déchets, au tri et au compostage en ne finançant que vingt stations de compostage communal pour tout le département. Philippe de VILLIERS doit apporter des explications significatives sur un certain nombre de contradictions entre son discours et les moyens qu'il affecte concrètement . Quels sont les objectifs de réduction des déchets pour limiter l'enfouissement ? Comment le coût d'une plate-forme de compostage communal peut -il être estimé à plus de 450 000 euros par le Cabinet MERLIN alors qu'une station de cette nature n'a coûté que 15 000 euros à Saint-Philbert-de-Bouaine ?

(1) Sondage IFOP - décembre 2004