Communiqué de presse du 25/08/06 de la Fédération éco citoyenne de Vendée

Incinérateur de farines animales à Benêt (85)

 

Le préfet fait fi des vendéens pour la deuxième fois

 


Nous avons déjà condamné fermement la décision du préfet d'autoriser un
incinérateur de farines animales à Challans car :
- contraire au souhait de la population (95% des vendéens contre, sondage IFOP),
- contraire à l'intérêt public,
- contraire à la santé publique.



L'été est souvent propice aux décisions anti-démocratiques. La FEVE vient d'être informée d'une décision pour le moins inattendue. Le préfet de Vendée  vient donner un avis favorable au projet de construction d'un incinérateur de farines animales à Benêt (85), malgré l'avis défavorable de la commission d'enquête publique de mai 2004, le souhait des élus, de nombreux habitants, de la commune et des associations.

Le 3 mars 2004 le commissaire enquêteur Mr J.Rouillon émet un avis défavorable à la demande présentée par la SARIA en vue d'obtenir l'autorisation d'exploiter une unité de combustion et de production d'électricité à partir d'énergies renouvelables (farines animales) sur le site de BENET ( 85 ) :

Les conclusions étaient :

L'attention du public a été attirée par l'importance du coût de l'investissement projeté, sachant que le financement pourrait prévenir de fonds publics (UE, Etat, Collectivités locales). Un doute subsiste quant à l'utilité d'un incinérateur de ce type à plus ou moins
long terme, notamment si l'on considère que la quantité de farines à « hauts
risques » est en diminution et en mesure d'être totalement prise en charge par
les cimenteries.

Enfin, le site de Benêt est aux portes du Marais Poitevin, et est dans une zone ZPS.

En conséquence :
« Nonobstant le fait que la réalisation de ce projet aurait généré une trentaine d'emplois, en raison essentiellement de l'incertitude qui entoure l'avenir d'une telle réalisation par rapport à l'importance de l'investissement qu'elle nécessite, et pour l'ensemble des motifs évoqués dans les conclusions ci-dessus, la commission enquêteur émet un avis défavorable ».

 

Ces mêmes arguments avaient été développés par la FEVE , qui avait déposé à l'enquête publique. Le serpent de mer ressort donc périodiquement ! Non la Vendée ne pourra pas se targuer comme l'a fait le président du conseil général d'être un département propre sans incinérateur ! Le projet de Challans auquel s'ajoute celui de Benet, sont là pour illustrer toute l'incohérence et la provocation que représente cette affirmation.

Le projet Caillaud de Challans est déjà surdimensionné et non justifié :

les farines à haut risque sont traitées en flux tendu dans les cimenteries (4000T/an alors que l'incinérateur est pour 80 000T) et sont déstockées partout La SARIA (dont fait partie Benêt a d'ailleurs déclaré  que les farines à bas risques pouvaient être traitées par compostage ou méthanisation comme en Allemagne.

Pourquoi cette décision tardive 2 ans après l'enquête publique, alors que la bataille contre l'incinérateur de Coulon a fait rage, et a fait couler beaucoup d'encre au conseil général de Vendée ! Souhaitons qu'il réagisse de la même façon. Le conseil général doit clairement se positionner et agir dans le sens de l'intérêt des vendéens en rappelant le préfet à a raison

Il ne peut pas y avoir : 2 poids 2 mesures : l'incinérateur de Coulon qualifié de dangereux et celui de Benêt être accepté. La démocratie est sans cesse bafouée et les décisions dictées par les lobbies industriels qui ont toujours dans les cartons des projets financièrement juteux.


La FEVE appelle tous les vendéens, tous les citoyens soucieux de leur environnement, tous les responsables  publics à se mobiliser pour contrer ces décisions qui engagent l'avenir des générations futures !