Les déclarations du Conseil général de la Vendée publiées dans les journaux du 23 avril 2008 obligent la FEVE à corriger certains propos fallacieux et à répondre aux accusations outrancières portées à son encontre.
Ainsi, le Conseil général de la Vendée ne craint pas d’affirmer que les usines TMB qu’il projette de construire « sécuriseront les éléments fermentescibles des ordures ménagères » collectées dans les bacs gris des ménages vendéens. Cette déclaration, bel exemple de mauvaise langue de bois, relève de l’art divinatoire et ne repose sur aucun élément scientifique avéré. Où sont les rapports techniques ? Où sont les études sanitaires ? La FEVE attend toujours du Conseil général qu’il administre la preuve de ses propos incantatoires et de ses effets d’annonce ? A ce jour, et en dépit de nos demandes répétées, le Conseil général s’est toujours avéré incapable de fournir le moindre document tangible…
Comment donc le Conseil général de la Vendée pourrait-il assurer avec autant d’aplomb qu’il parviendra à faire mystérieusement disparaître les molécules chimiques contenues dans les ordures ménagères de toute nature, non triées et entièrement mélangées, que les camions de poubelles apporteront sur les tapis de ces usines extraordinaires aux pouvoirs quasiment magiques afin d’être tournés pendant cinq jours ? Dès lors que les ordures auront été mélangées, le mal sera irrémédiable et ce n’est pas un criblage mécanique qui ôtera les mélanges chimiques, ni purifiera les déchets de leur toxicité… Les propos du Conseil général relèveraient d’une mauvaise farce s’ils n’étaient pas extrêmement inquiétants pour l’environnement vendéen, les sols agricoles notamment, les cours d’eaux, et potentiellement la santé humaine. Comment enfin, le Conseil général pourrait-il garantir qu’il respectera scrupuleusement la norme NF-U 44051 alors que, selon ses propres dires, les usines de TMB projetées seront des prototypes à caractère expérimental ? Quel est le recul ? Cette assurance disproportionnée détonne singulièrement avec la réalité du terrain et notamment le fonctionnement calamiteux des actuelles usines de compostage d’ordures ménagères brutes dont TRIVALIS est obligé aujourd’hui de suspendre les épandages de compost tant celui-ci est de mauvaise qualité. Les mêmes causes produiront les mêmes effets… et le contribuable vendéen devra supporter une fois encore les conséquences financières de choix techniques prétentieux et déraisonnables ! Le Conseil général a tort de s’obstiner dans l’erreur… Il lui faut revoir sa copie et se rendre à l’évidence. Le département de la Vendée sortirait grandi s’il était capable d’instituer un tri véritable à la source et une collecte séparée des fermentescibles chez les particuliers. Cette décision serait de nature à limiter dans de grande proportion la pollution. Philippe de VILLIERS et les conseillers généraux doivent avoir l’audace de franchir ce pas… Ils doivent être capables de le faire pour instituer une véritable politique écologique de traitement des déchets vendéens… 300 plate-formes communales de compostage doivent immédiatement être mises en chantier ! Cela marche à Saint-Philbert-de-Bouaine et à Dompierre-Sur- Yon, il faut généraliser les bonnes solutions et non s’enfermer dans les travers d’une rhétorique grandiloquente.
Quand aux propos traitant la FEVE « d’irresponsable » et son plan « d’irréalisable » et « d’anti-écologique », nous regrettons la teneur de ces écarts de langage maladroits et stériles qui en disent long sur l’incapacité du Conseil général à conserver son calme et sur ses propres doutes. Ce n’est pas en caricaturant grossièrement les propositions de la FEVE que le Conseil général parviendra à convaincre, ni à purger la pollution. Tout ce que la FEVE propose a déjà été expérimenté en France et à l’étranger. C’est efficace, moins cher et surtout beaucoup moins polluant. Les propos du Conseil général tenus à l’endroit de la FEVE sont diffamatoires. Nous allons donc porter plainte de ce chef.